ou le quotidien d'une famille franco-britannique expatriée en République Démocratique du Congo
30 décembre 2014
Cheers !
23 décembre 2014
Noël esengo !
Voilà la petite histoire que j’ai trouvée sur le net (photo comprise)
« …Où est-il passé, notre gentil Père Noël ?
Le connaissez-vous ? Personnage d'invention anglo-saxonne au XIXe siècle, on
trouve la première mention du « père Noël » en français en 1855. Il est chargé
d'apporter des cadeaux.
Il est représenté comme un vieil homme pourvu d'une
longue barbe blanche et d'une houppelande rouge. Cette image est accompagnée de
tout un folklore : traîneau volant tiré par des rennes, lettre de demande de
cadeaux à son intention, son sac rempli de jouets, etc. Celui-là, c'est le Père
Noël des Blancs. Revenons à notre Père Noël local.
On se souvient qu'à un passé très récent, Père Noël
agissait. Les enfants des enseignants et des fonctionnaires croquaient, eux
aussi, un os le jour de fête. A cette époque-là, les enfants mangeaient à leur
faim et ne se lavaient pas les mains. Non pas qu'ils adoraient la saleté. Loin
s'en faut. C'était pour faire renifler aux voisins l'arôme du repas consommé
tout à l'heure. Montrer aux amis que Maman est la meilleure cuisinière du
monde. Dans un jeu de devinettes, on s'amusait bien : « sentez mes mains et
devinez ce que nous avons mangé ». C'était un plaisir pour un enfant lorsque
son voisin devinait qu'ils ont mangé de la viande chez eux.
Mais aujourd'hui les églises de réveil aidant, tout se
passe « dans la méditation ». Même les enfants ont appris très tôt à observer
l'état de jeûne. Ils ont même appris à ne pas être exigeants et à répondre à la
place des parents: « papa n'a pas été payé ». Qui livre à ces adultes en
miniature les secrets des adultes ? Pas besoin que quelqu'un le leur disent.
Ils savent lire entre les lignes, chacun avec sa paire d'yeux, les signes du
temps. Que voulez-vous. Autre temps, autres moeurs !
Par Rich Ngapi, Le Potentiel
15 décembre 2014
Jeux d'eau
C’est la saison des pluies et entre deux orages, il fait chaud, très
chaud. Un tuyau d’arrosage, de l’eau, une bassine, il n’en faut pas plus pour
amuser les enfants quand le mercure s’affole…
Les petits ont pris l’habitude de
déambuler dans le jardin nus comme des vers et Aziyadée a beau jouer la grande,
elle ne résiste pas longtemps à entrer dans la ronde des jeux d’eau.
12 décembre 2014
Eden
Voilà donc notre jardin, la ou les enfants s‘ébrouent la plupart du temps
faute de structures d’accueil adaptées à leur âge pour occuper leurs journées dans
Kinshasa. L’année passée ils étaient encore tout bébé et le fait de vivre en
appartement ne nous a pas tellement dérangés mais après avoir soufflé leur première
bougie, l’envie d’espace était palpable.
Le déménagement en juillet dernier dans l’une des villas d’Utex a donc été une petite révolution et il faut dire que notre jardin est superbe. Cerise sur la gâteau nous bénéficions aux cotes des fleurs et fruits tropicaux (bananes, noix de coco et maracujas), des jeux d’extérieur laissés par les précédents locataires (balançoire, trampoline), d’un potager un peu sauvage qui pour l’instant ne nous a donné qu’haricots verts et salades croquantes, et surtout d’un palais de poules pondeuses au rendement imperturbable de 5 œufs par jour. Y en a qui doivent se marrer à l’idée que je puisse avoir un poulailler, moi la citadine qui demandait fraichement débarquée de la région parisienne à mes copines normandes le nom des poules dans la ferme provoquant fous rires et hochements de tête !
Tintamarre
Tintin au Congo est le deuxième album publié en 1931 de la série de bande dessinée « Les Aventures de Tintin », créée par le dessinateur belge Hergé. Certains considèrent cet album comme « toxique » bourré de préjugés et véhiculant des messages « à caractère colonialiste et raciste », il a d’ailleurs été retiré des librairies en Suède et en Afrique du Sud. Quelques planches incriminées:
D’autres, qui plus est congolais, ne soutiennent pas son
interdiction au motif que cet album peut avoir des visées pédagogiques et « que
c'est important que les enfants puissent le lire et comprendre comment les
noirs étaient traités dans le monde colonial » voir l’article « Tintin raciste : laissons les congolais décider »
@ Credit: http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2012/02/12/tintin-au-congo-ne-sera-pas-interdit.html
Pour ma part je me suis régalée des aventures du petit reporter enfant et si cet album est discriminant envers les noirs je partage l’idée, déjà énoncée par d’autres, qu’il n’est que le reflet de ce que les européens imaginaient du Congo et de l’Afrique noire dans les années 30. Evidemment encore aujourd’hui, hélas, certaines personnes restent engluées ou continuent de se vautrer dans l’imagerie coloniale fantasmée de l’Afrique noire des années 30 et n’ont rien appris des 80 dernières années qui viennent de s’écouler (ah le discours de Dakar de Sarkozy sur cet homme africain « qui n’est pas rentré dans l’histoire »).
Toute cette introduction pour vous dire que Tintin à Kinshasa, on le
croise souvent lui et tous les personnages ou objets mythiques de ces albums,
en peinture, en bois, en métal. Il a donné son nom à une guinguette près des
rapides au sortir de la ville (Chez
Tintin) et je ne suis pas sure qu’il y ait un autre pays mis à l’honneur
(ou au déshonneur suivant le point de vue)
par un album qui fasse l’objet d’un marketing aussi dynamique de ses
aventures ...evidemment le Congo- Kinshasa a cela de particulier qu'il fut colonisé par les belges.
8 décembre 2014
Quand Kinshasa rime avec Rock
Samedi soir, au Palm Beach, c’était le retour sur scène du -seul- groupe
de rock anglais pur jus de la capitale kinoise « 2eme bureau » composé
à 50% des collègues de boulot de Renwick, notamment au clavier, à
la guitare seche, aux guitares electriques et au chant.
Y a pas à dire, les brits sont les champions du pop
rock et ils savent chauffer une scène au fer blanc. Une prestation variée avec des
reprises des Rollings Stones, de Radiohead, des Clashs ( du vrai rock quoi !) et pour la French touch Daft Punk et
l’incontournable monument national francais, Johnny (à mon avis coup de force du batteur belge sous peine de
se mettre en grève…).
Au premier rang les groupies (les femmes de…) parées d’un
tee-shirt noir second degré égrenant les lieux de leur Kin Tour 2014 ( chez
machin, chez truc…). C’était, comme en juin dernier, très sympa et l’occasion d’aller
danser sur un autre rythme que la Rumba !
4 décembre 2014
Parasites
Ames sensibles, ne lisez pas ce post.
Je vous aurai prévenu,
Attention c’est votre dernière chance …
Trop tard, vous voulez savoir, vous ne serez pas déçus !
Depuis vingt ans que je vadrouille on m’a toujours fait peur avec tout un tas de maladies que peuvent transmettre des petites bébêtes qui trainent par-ci par-là et ma hantise la plus viscérale – au-delà des serpents perchés dans les bananiers de côte d’Ivoire, les scorpions du Guatemala et du terrible plasmodium falciparum en Afrique centrale - a toujours été le ver de cayor, les larves qui éclosent sous la peau étant le truc à me faire hérisser le poil rien que d’y penser.
Il y a une semaine, on a diagnostiqué à ma petite Circé, à partir d’une série de petits boutons sur le bras gauche, une varicelle. Bon jusque-là rien de bien inquiétant même si la localisation presque exclusive sur le bras était un peu suspecte… vous me voyez venir.
Les jours passant je me suis également découverte deux boutons similaires qui au-delà du picotement assez désagréable m’ont quand même questionné vu que j’avais eu la varicelle étant enfant. 4 a 5 jours plus tard les lésions étaient intenables et voulant en avoir le cœur net je suis allée voir un vieux médecin belge dont l’unique avantage est d’avoir son cabinet médical à proximité de la maison (un jour il faudra que je vous en dise deux mots) qui d’un œil scrutateur m’a annoncé l’impensable : la présence de deux larves sous la peau qu’il fallait extirper au plus vite. Je vous passe les détails dont son conseil éclairé visant à déposer du gras de jambon pour attirer et/ou asphyxier la bébête…
De retour à la maison, j’ai pris la gamine sous le bras et direct aux
urgences de l’hôpital de Kinshasa car il fallait bien se rendre à l’évidence,
ce dont elle souffrait n’avait rien à voir avec la varicelle. Et la a commencé
l’une des séances les plus gores de ma brève vie, l’extirpation d’une quinzaine
de vers de cayor à ma puce sur bras, jambe et nuque. Si ça n’avait pas été ma fille
je me serais tout simplement évanouie ! La petite a été très courageuse
parce qu’évidemment tout cela s’est fait sans anesthésie : Circé graine de
punk ! Je vous rassure, pour elle tout est rentré dans l’ordre et les
plaies se cicatrisent plutôt bien, pour moi bof bof, et oui brave gens, mes cellules
ne sont plus toutes jeunes !
Je vous déconseille vivement d’aller voir des photos sur internet après
la lecture de ce billet, c’est dégueulasse !
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