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8 décembre 2014

Quand Kinshasa rime avec Rock



Samedi soir, au Palm Beach, c’était le retour sur scène du -seul- groupe de rock anglais pur jus de la capitale kinoise « 2eme bureau » composé à 50% des collègues de boulot de Renwick, notamment au clavier,  à la guitare seche,  aux guitares electriques et au chant.
 
Y a pas à dire, les brits sont les champions du pop rock et ils savent chauffer une scène au fer blanc. Une prestation variée avec des reprises des Rollings Stones, de Radiohead, des Clashs ( du vrai rock quoi !) et pour la French touch Daft Punk et l’incontournable monument national francais, Johnny (à mon avis coup de force du batteur belge sous peine de se mettre en grève…).
 
Au premier rang les groupies (les femmes de…) parées d’un tee-shirt noir second degré égrenant les lieux de leur Kin Tour 2014 ( chez machin, chez truc…). C’était, comme en juin dernier, très sympa et l’occasion d’aller danser sur un autre rythme que la Rumba !



15 novembre 2014

Soif de livres



Pas souvent l’occasion de faire des emplettes de bouquins à Kinshasa ! Les librairies se comptent sur les doigts d’une main et quant au choix dans les rayons, c’est souvent à pleurer. Ce n’est pas que j’ai énormément le temps de lire depuis la naissance de mes jumeaux- d’ailleurs le même livre me défie sur ma table de chevet depuis un an et demi- mais je me rattraperai bien un jour. L’idée donc d’aller fureter sur les stands de la libraire éphémère à la petite halle de la Gombe m’est apparue comme une idée très réjouissante.

 
Hélas, je suis arrivée bien tard ce samedi après-midi, et des trop rares stands encore garnis, ne restaient plus, aux cotes des ouvrages des auteurs congolais, que quelques copies des auteurs francophones européens qui avaient fait cette année le déplacement dans la capitale kinoise :

·         les récits de voyage magnifiquement illustrés chez Actes Sud de Lieve Joris dont ‘mon Oncle du Congo’, ‘Les hauts plateaux’ et ‘ Sur les ailes du dragon’,

·         les ouvrages documentés de la journaliste belge Colette Braeckman sur l’histoire violente de l’Afrique des grands lacs et sa dernière publication plus lumineuse,‘L’homme qui reparait les femmes’, portrait du Docteur congolais Mukwege qui a remporté le dernier prix Sakharov pour ses actions visant a redonner aux femmes victimes de viol dans l'Est de la RDC, l'estime de leur corps.

·         le bien nommé  ‘Il faut beaucoup aimer les hommes’ de Marie Darrieussecq,

·         Et quelques égarés fabuleux -comme il se doit- de Jean Rolin.

 
Je me suis rabattue sur la BD ‘Panique à Kinshasa’ écrite et illustrée par Asimba Bathy, au moins ce livre là je devrai réussir à le terminer sans peine en une fois !

5 novembre 2013

Elsa goes to Gollywood


Si vous connaissez tous Bollywood, peu d’entre-vous ont entendu parler de Nollywood (pourtant le Nigeria est la seconde plus grande industrie cinématographique au monde après l’Inde et Lagos en est son cœur battant) mais ce dont je suis à peu près certaine c’est qu’une petite poignée seulement d’entre-vous a déjà dû faire l’expérience vivante du « Gollywood ». Pour la simple raison que l’industrie cinématographique congolaise est exsangue -tout  comme les autres secteurs de l’économie-  et que les distributeurs ne se battent pas pour nous faire entendre la voix singulière d’auteurs africains qui racontent leur pays en images.

Si « Kinshasa Kids », film récent a rencontré un public européen, c’est qu’il a été produit, écrit et réalisé par un auteur belge, Marc Henri Wajnberg. Projeté à la Halle de Gombé, institut culturel français de Kinshasa, il y a deux semaines, il y a été accueilli avec émotion (les acteurs du film- notamment les enfants désormais tous scolarisés- étaient présents) mais aussi questionnement (comment faire pour projeter ce film sur les shégués dans les quartiers populaires de Kinshasa ?).

Vous pouvez lire la critique parue dans le Monde à l'adresse suivante  http://www.lemonde.fr/cinema/article/2012/04/18/feux-croises-dans-kinshasa-convulsee_1686646_3476.html
Moins connus, d’autres films intéressant existent qui offrent un portrait actuel de Kinshasa : « Viva Riva », polar rugueux de Djo Tunda wa Munga, premier long métrage de fiction congolaise en salle française depuis 25 ans sorti le 25 avril dernier et « Kinshasa Mboka Te » (Kinshasa, sacré pays) exercice d’anthropologie visuelle de Douglas Ntimasiemi et Raffi Aghekian également sorti en 2013. Si vous en avez l’occasion, ruez-y vous !
Ce film a un site dédié :http://www.kinshasambokate.cd/  
Info bonux : Le premier festival international du film de Kinshasa est annoncé pour août 2014 dans la capitale congolaise, peut-être un tournant dans la promotion de cet art majeur en RDC !

11 octobre 2013

Cercle hippique de Kinshasa


La réforme des rythmes scolaires a frappé le lycée français de Kinshasa qui voit les cours se terminer à midi ou 13 heures sans toutefois offrir des activités aux petits de l’âge d’Aziyadée l’après-midi. Occuper ma boule d’énergie en semaine comme le week-end reste donc un sacré casse-tête.  Si la piscine du compound nous sauve la mise, il fallait trouver autre chose, la visite du centre hippique de Kinshasa, institution de plus de 50 ans implantée dans la forêt de Ngaliéma, est donc tombée à pic. La petite est désormais inscrite au poney club et s’y exercera tous les dimanches matin, la possibilité d’apprivoiser l’équidé la rapprochera ainsi de ses cousines françaises Eyal et Mila pour qui l’équitation n’a déjà plus de secrets !



















25 septembre 2013

Mboté à tous !

Voilà le blog « aziyadee in asia » est mort si tant est qu'on peut mourir sur le net (pour les nostalgiques, il est encore lisible à l’adresse suivante : www.aziyadee-in-asia.over-blog.com/;  vive le blog « la mapasa familia à Kinshasa » !

Ça me fait rudement plaisir de vous retrouver sur la toile vu que nous nous étions quittés un peu brutalement en juillet avec un arrêt de mes posts de Thailande et du Vietnam suite à l’arrivée de mes deux diablotins qui m’ont bien lessivé/accaparé/occupé depuis juin. Et puis il y a eu le déménagement de Hanoï, les grandes vacances en France en août, la préparation frénétique des malles pour le Congo et les débuts chaotiques de notre installation à Kinshasa, autant d'étapes qui ne m’ont pas vraiment laissé le temps de reprendre le chemin de la blogosphère.

Mais les choses commencent à se tasser et l’envie est revenue ! Avec tous ces changements et bouleversements, il était grand temps que notre blog familial fasse peau neuve lui aussi. Le voici donc encore à l’état de pilote car la parfaite autodidacte que je suis n’a pas encore digéré toutes les subtilités de conception autorisées par  mon nouvel hébergeur.

Il devrait donc prendre forme petit à petit mais vous noterez déjà la touche "africaine" avec le choix d’une tonalité ocre et en arrière-plan l’un des textiles qui a fait la réputation de la RDC, le velours Kasai dont j’ai déjà plusieurs pièces acquises à Goma en 2006.

Quant au titre je vous dois quelques explications. Mais permettez-moi d’abord de lister les titres auxquels vous avez échappés :
-          Elsa au Congo (trop belge) ;
-          Congo Bongo (trop berlusconien) ;
-          Le long du Congo (un air de déjà vu n'est-ce pas Zaza) ;
-          Au cœur des ténèbres de la RDC (trop réaliste/apocalypse now) ;
-          ABC en RDC (trop acronymique) ;
-          Le festival kinois (trop critique) ;
-          Elsa, reine de Kinshasa (trop prétentieux) ;
-          Kinshasa, Kwassa Kwassa (ça j’aimais bien).

Mais finalement c’est sur le plus classique « la mapasa familia à Kinshasa » que je me suis rabattue.
-          « Mapasa » signifie « jumeaux » en lingala et c’est aux appels de « maman mapasa ! », « papa mapasa ! » que Renwick et moi avons été accueillis à l’aéroport de Kinshasa Ndjili par la horde de supportrices féminines de Madame Olive Kabila, la femme du présent président,  intriguées qu’elles étaient par les bébés que nous portions dans nos bras. Ces femmes préparaient une haie d’honneur à Olive -de retour de sa visite papale à Rome- que nous avons empruntée tout à fait par hasard sur une vingtaine de mètres nous octroyant ainsi les faveurs d'un comité d’accueil gonflé à bloc inoubliable !
-          « Mapasa familia » : ça sonnait mieux que « mapasa famille » non ?  Le tout est en écho au précédent blog qui faisait la part belle à notre fille Aziyadée, l’ainée devra désormais partager la vedette avec ses frère et sœur, les jumeaux Barnabé et Circé. 
-          « Kinshasa » plutôt que la RDC ou le Congo sachant que notre vie sera principalement restreinte à l’espace et au cadre de la capitale, Kinshasa ;  les déplacements à l’intérieur du pays étant pratiquement impossible en dehors d’un cadre professionnel.

Enfin, si le blog « aziyadee in asia » regorgeait de photographies prises par mes soins au gré de mes déambulations dans Hanoi, l’exercice sera beaucoup plus difficile à Kinshasa pour diverses raisons :  les problèmes de sécurité et l’interdiction de photographier les troupes de la MONUSCO ou certains bâtiments et lieux publics,  le refus des gens de se faire tirer le portrait ou alors moyennant paiement et la convoitise que peut représenter un appareil photo pour les « shégués », enfants et adolescents en déshérence qui peuplent les rues kinoises. J’essaierai autant que faire se peut d’illustrer mes propos en utilisant des voies détournées pour donner un peu de chair à ce blog.

Boyei bolamu Na Kinshasa ! Bienvenue à Kinshasa ! Après le vietnamien, vous verrez, vous allez faire des progrès fulgurants en lingala !