4 novembre 2013

Colorama

Le peintre Makengo, le Picasso congolais ?

A l’arrière de l’espace culturel Boboto, il faut pousser une porte de tôle ondulée pour découvrir l’atelier des peintres  Kayamba et Makengo. Je n‘aurais jamais trouvé l’endroit sans être guidée par mon amie Mailan qui a pris une certaine avance dans la visite des lieux de création dont regorge Kinshasa. Si c’est d’abord par le cinéma, puis ensuite par la littérature que je me plais à découvrir d’autres cultures, la peinture est -autant que la musique- un médium artistique incontournable à Kinshasa. Alors à chaque fois que je voyagerais dans l’univers créatif d’un artiste peintre congolais, je vous en enverrai une carte postale toute en couleurs !

Le peintre Kayamba reconnaissable à l'épaisseur de son coup de pinceau, artiste reconnu,
son téléphone sonne souvent...
Commande privée d'une peinture sur le port de Kinshasa  (Kayamba)
Toujours l'inspiration du fleuve côté pêcheur cette fois ( Kayemba)
L'atelier en toute simplicité
Kinshasa, Boulevard du 30 juin ( Kayemba), l'artère principale de la ville avant d'être refaite par les chinois qui ont abbattu les arbres pour permettre son élargissement
Makengo de dos
L'artiste à l'oeuvre
Les tubes de peinture, un produit rare et cher
L'oeuvre d'un troisième artiste non présent à l'atelier le jour de ma visite
Le même artiste inconnu je suppose...


Halloween sur Congo

Aziyadée déguisée en 'sorcière citrouille' avec le pouvoir de transformer les ronchons en cucurbitacée
Si cela n’avait tenu qu’à moi Aziyadée se serait pointée à la fête d’Halloween déguisée en « sapeur-pompier » – le seul déguisement que j’avais pu dégoter auprès des copines…Mais Renwick a réussi à trouver LE costume idoine le jour J à sa pause déjeuner en fouillant les étagères de l’une des seules boutiques de jouets du centre de Kinshasa. En moins de deux, la sorcière citrouille était née qui s’est bien amusée lors de sa première tournée nocturne ( les parents n’étaient pas loin…) à sonner aux portes pour lancer le très populaire « Trick or Treat  » et récolter des bombecs comme s’il en pleuvait… Ce qui est bien avec Aziyadée c’est que les bonbons elle les regarde, les cache dans un coin et oublie de les manger, ce sont les dents qui lui disent merci !

Une drôle d'araignée accueille les enfants au jardin
Sorcière Liza et squelette Maxime
Ma sorcière bien aimée
Jocelyne en Blanche Neige à balai
Maxime dévorant un cake au sang !

Château hanté
En haut à droite, pizzas en forme de chauve-souris
Spider cake

La troupe prête à partir faire la tournée des maisons

Azi et sa copine Maëlie


15 octobre 2013

Mbotama elamu Renwick !

Renwick avec sur ses genoux Hugo et Aziyadée avant...

...pendant...

et après

Et oui c'est une ritournelle, chaque année cela recommence, tous les 13 octobre pour Renwick  qui a donc fêté dimanche ses 37 automnes ! 

14 octobre 2013

Il est frais mon poisson !


En ces temps d’installation, la recherche des principaux points d’approvisionnement pour remplir son frigo est une étape obligée, alors aujourd’hui  plongée en apnée -mais non ça sent rien- dans les frigos de  la seule poissonnerie  formelle de Kinshasa (voire de RDC…) ! Pieuvre, Cossas, Morue, Capitaine, Sole,etc... On va se régaler !
Un intrus se cache dans cette liste, sauras-tu internaute éclairé le retrouver ? ( réponse en bas de billet)
Décortiquage de cossas
Du capitaine, en veux-tu en voilà !
Le seul problème avec la pieuvre c'est qu'elle a encore sa poche d'encre...

Réponse au quizz de la poissonnerie de Kinshasa: Ben oui ce sont les cuisses de grenouille ou plutôt de crapaud vu leur taille...

Bataille navale



J’ai déjà fait part par courriel à certain(e)s d’entre vous de mes premiers pas dans les superettes de Kinshasa.  Après l’abondance hanoïenne il faut bien avouer que le choix est ici beaucoup plus limité notamment en fruits et légumes. Kinshasa est une ville tentaculaire qui lutte pour approvisionner ses habitants en produits frais. Les étals des supermarchés regorgent davantage des fruits et légumes calibrés importés d’Afrique du Sud et de Belgique que des produits émanant des efforts de la paysannerie locale. On peut toutefois en dégotter une sélection limitée (ananas, mangue, banane plantain, tomate, courgette, aubergine, salade, concombre)  au coin de la rue sur des stands informels  que certains trouvent de bon ton de bannir et détruire. Pour le poisson et la viande, c’est déjà plus facile et il est possible de trouver des produits locaux ( crevettes, capitaine, chèvre, boeuf, poulet) de très bonne qualité.

Mais ce qui m’a le plus perturbé en faisant mes courses dans les supérettes c’est le système d’étiquetage des prix qui n’existe que de manière détournée. Il faut être champion de bataille navale pour s'y retrouver !  En effet à chaque produit est attribué un code du style A23, B12, C29 etc... et il faut courir en bout de rayon pour visualiser la conversion faite en police 8 sur une feuille A4 en franc congolais alors que l'économie est presque complètement dollarisée. Mais parfois le même produit à deux codes et donc deux prix différents tout simplement par ce qu’il n’est pas importé du même pays (Afrique du Sud et Portugal par exemple…) et que donc  les coûts de transports varient. Bref je vous dis  un véritable casse-tête !

Résultat des courses -c’est le cas de le dire- la première fois j’ai rempli mon caddie et prise d’une peur panique de ne pas avoir assez de sous une fois arrivée en caisse, j’ai tout enlevé et suis repartie les mains vides ! La loose totale ! Une semaine plus tard et après quelques heures passées à faire des aller–retour entre les étals et le tableau de conversion, j’ai eu une illumination de celle qui vous ferait presque gagné le prix Nobel de mathématiques en m’apercevant qu’il y avait quand même une logique de prix à l’étiquetage alphabétique vu que A était moins cher que B lui-même moins cher que C, et c’est pareil pour les numéros ! Je sais, pas rapide la Elsa, mais j’étais aux anges, vous m’auriez vu arborant un sourire béat et niais au rayon conserves, faisant danser le caddie si fière d’avoir su déjouer les plans perfides de Mr Kin Mart. Du coup maintenant je me fixe sur les A et hop le tour est joué !


11 octobre 2013

Cercle hippique de Kinshasa


La réforme des rythmes scolaires a frappé le lycée français de Kinshasa qui voit les cours se terminer à midi ou 13 heures sans toutefois offrir des activités aux petits de l’âge d’Aziyadée l’après-midi. Occuper ma boule d’énergie en semaine comme le week-end reste donc un sacré casse-tête.  Si la piscine du compound nous sauve la mise, il fallait trouver autre chose, la visite du centre hippique de Kinshasa, institution de plus de 50 ans implantée dans la forêt de Ngaliéma, est donc tombée à pic. La petite est désormais inscrite au poney club et s’y exercera tous les dimanches matin, la possibilité d’apprivoiser l’équidé la rapprochera ainsi de ses cousines françaises Eyal et Mila pour qui l’équitation n’a déjà plus de secrets !