12 décembre 2014

Tintamarre


Tintin au Congo est le deuxième album publié en 1931 de la série de bande dessinée « Les Aventures de Tintin », créée par le dessinateur belge Hergé. Certains considèrent cet album comme « toxique » bourré de préjugés et véhiculant des messages « à caractère colonialiste et raciste », il a d’ailleurs été retiré des librairies en Suède et en Afrique du Sud. Quelques planches incriminées:
 
 
 
 
D’autres, qui plus est congolais, ne soutiennent pas son interdiction au motif que cet album peut avoir des visées pédagogiques et  « que c'est important que les enfants puissent le lire et comprendre comment les noirs étaient traités dans le monde colonial » voir l’article « Tintin raciste : laissons les congolais décider » 



        @ Credit: http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2012/02/12/tintin-au-congo-ne-sera-pas-interdit.html

Pour ma part je me suis régalée des aventures du petit reporter enfant et si cet album est discriminant envers les noirs je partage l’idée, déjà énoncée par d’autres, qu’il n’est que le reflet de ce que les européens imaginaient du Congo et de l’Afrique noire dans les années 30. Evidemment encore aujourd’hui, hélas, certaines personnes restent engluées ou continuent de se vautrer dans l’imagerie coloniale fantasmée de l’Afrique noire des années 30 et n’ont rien appris des 80 dernières années qui viennent de s’écouler (ah le discours de Dakar de Sarkozy sur cet homme africain « qui n’est pas rentré dans l’histoire »).

Toute cette introduction pour vous dire que Tintin à Kinshasa, on le croise souvent lui et tous les personnages ou objets mythiques de ces albums, en peinture, en bois, en métal. Il a donné son nom à une guinguette près des rapides au sortir de la ville (Chez Tintin) et je ne suis pas sure qu’il y ait un autre pays mis à l’honneur (ou au déshonneur suivant le point de vue)  par un album qui fasse l’objet d’un marketing aussi dynamique de ses aventures ...evidemment le Congo- Kinshasa a cela de particulier qu'il fut colonisé  par les belges.

 
 
 

8 décembre 2014

Quand Kinshasa rime avec Rock



Samedi soir, au Palm Beach, c’était le retour sur scène du -seul- groupe de rock anglais pur jus de la capitale kinoise « 2eme bureau » composé à 50% des collègues de boulot de Renwick, notamment au clavier,  à la guitare seche,  aux guitares electriques et au chant.
 
Y a pas à dire, les brits sont les champions du pop rock et ils savent chauffer une scène au fer blanc. Une prestation variée avec des reprises des Rollings Stones, de Radiohead, des Clashs ( du vrai rock quoi !) et pour la French touch Daft Punk et l’incontournable monument national francais, Johnny (à mon avis coup de force du batteur belge sous peine de se mettre en grève…).
 
Au premier rang les groupies (les femmes de…) parées d’un tee-shirt noir second degré égrenant les lieux de leur Kin Tour 2014 ( chez machin, chez truc…). C’était, comme en juin dernier, très sympa et l’occasion d’aller danser sur un autre rythme que la Rumba !



4 décembre 2014

Parasites



Ames sensibles, ne lisez pas ce post.

Je vous aurai prévenu,

Attention c’est votre dernière chance …

Trop tard, vous voulez savoir, vous ne serez pas déçus !

Depuis vingt ans que je vadrouille on m’a toujours fait peur avec tout un tas de maladies que peuvent transmettre des petites bébêtes qui trainent par-ci par-là et ma hantise la plus viscérale – au-delà des serpents perchés dans les bananiers de côte d’Ivoire, les scorpions du Guatemala et du terrible plasmodium falciparum en Afrique centrale - a toujours été le ver de cayor, les larves qui éclosent sous la peau étant le truc à me faire hérisser le poil rien que d’y penser.

Il y a une semaine, on a diagnostiqué à ma petite Circé, à partir d’une série de petits boutons sur le bras gauche, une varicelle. Bon jusque-là rien de bien inquiétant même si la localisation presque exclusive sur le bras était un peu suspecte… vous me voyez venir.

Les jours passant je me suis également découverte deux boutons similaires qui au-delà du picotement assez désagréable m’ont quand même questionné vu que j’avais eu la varicelle étant enfant. 4 a 5 jours plus tard les lésions étaient intenables et  voulant en avoir le cœur net je suis allée voir un vieux médecin belge dont l’unique avantage est d’avoir son cabinet médical à proximité de la maison (un jour il faudra que je vous en dise deux mots) qui d’un œil scrutateur m’a annoncé l’impensable : la présence de deux larves sous la peau qu’il fallait extirper au plus vite. Je vous passe les détails dont son conseil éclairé visant  à déposer du gras de jambon pour attirer et/ou asphyxier la bébête…

De retour à la maison, j’ai pris la gamine sous le bras et direct aux urgences de l’hôpital de Kinshasa car il fallait bien se rendre à l’évidence, ce dont elle souffrait n’avait rien à voir avec la varicelle. Et la a commencé l’une des séances les plus gores de ma brève vie, l’extirpation d’une quinzaine de vers de cayor à ma puce sur bras, jambe et nuque. Si ça n’avait pas été ma fille je me serais tout simplement évanouie ! La petite a été très courageuse parce qu’évidemment tout cela s’est fait sans anesthésie : Circé graine de punk ! Je vous rassure, pour elle tout est rentré dans l’ordre et les plaies se cicatrisent plutôt bien, pour moi bof bof, et oui brave gens, mes cellules ne sont plus toutes jeunes !

Je vous déconseille vivement d’aller voir des photos sur internet après la lecture de ce billet, c’est  dégueulasse !

 

18 novembre 2014

Moi, Barnabé, 17 mois



Moi, Barnabé, 17 mois
·         Je suis un gros nounours qui ne ferait pas de mal à une mouche,
·         J’ai déjà compris que la bonne bouffe y a que ça de vrai,
·         J’aime être « dehors » premier mot que j’articule sans effort,
·         J’ai les bras et le dos tatoué des morsures de ma jumelle,
·         Mais je lui pardonne car elle m’en montre des trucs incroyables,
·         J’adore jouer avec les barrettes, serre têtes et autres babioles d’Aziyadée,
·         Ma maman, c’est sacré, pas touche, quand je la vois plus je deviens fou,
·         Quand je suis vanné je m’enivre à tourner sur moi-même et rigole bêtement,
·         Le soir, je m’endors comme une souche mais à 5h30 c’est moi qui fais le coq !
 

 
 

 

Ebola Esili ! / Ebola c'est fini !

 
 

Voilà, depuis 42 jours ( a la date du 15 /11)  aucune personne n’a été testée positive à Ebola en RDC. Si la vigilance reste forte, le pays peut souffler et le Gouvernement de la RDC a donc annoncé officiellement il y a 3 jours  la fin de l’épidémie. C’est un soulagement pour tous et un encouragement pour celles et ceux qui, en Afrique de l’Ouest, sont touchés par la maladie et se mobilisent en première ligne pour apporter une réponse solidaire.

 J’aurai appris, à travers mon travail auprès de l’UNICEF, plein de choses depuis le 24 aout sur cette maladie dont je connaissais le nom et la peur qui y était associée mais dont j’ignorais tout, notamment :

·         que le vecteur était les chauves-souris frugivores (cf. photo) qui sont présentes dans une grande partie de l’Afrique subsaharienne mais pas exclusivement et se baladent également dans d’autres régions du monde ;

·         qu’elle a été découverte en 1976 en RDC dans la province de l’Equateur par le jeune épidémiologiste Peter Piot, grand défenseur par la suite de la lutte contre le VIH/Sida et directeur aujourd’hui de la London School of Hygiene et Tropical Medicine ;

·         que la maladie avait été baptisée du nom d’une rivière qui coule près du village ou elle a était découverte pour éviter d’utiliser le nom de ce village et en stigmatiser ainsi les habitants ;

·         qu’on en était à la 7eme épidémie en RDC et qu’avant l’émergence de l’épidémie en Afrique de l’Ouest en 2014, la RDC comptabilisait la moitié des morts causés par cette maladie dans le monde ;

·         qu’il n’y avait aucun risque de contagion tant que le malade n’avait pas déclaré  les symptômes et que la désinformation jointe aux peurs et paniques pouvaient être plus néfastes que la maladie elle-même d’où l’impératif de campagnes d’information de grande ampleur.

·         qu’il y avait des cas de guérison ;

·         que la solidarité des pays serait longue à se mettre en place à la hauteur des besoins en Afrique de l’Ouest et que certains pays fermeraient même leurs frontières et couperaient leurs liaisons aériennes avec les pays affectés.

 
Et puis plein d’autres choses encore…
Bref, on espère que c’est vraiment terminé et que la maladie ne repointera pas le bout de son nez de sitôt en RDC !

 

Cape Town 10 : Plage de Camp's Bay


Parait-il l’une des plus belles du coin, anse sablonneuse délimitée de gros rochers ronds avec en arrière-plan la montagne des douze apôtres ; la plage de Camp’s Bay a un petit côté Miami avec ses palmiers, ses cafés, ses joggeurs  c’est la station balnéaire par excellence, celle ou s’affichent les prix exorbitants de villas de luxe avec piscine quand vous googlisez « location cape town vue sur mer » sur internet !  

En résidence à Sea Point, la plage de Camp’s Bay était à 10 minutes en voiture et nous y avons fait escale deux fois, histoire de masser nos pieds dans le sable et d’offrir aux petits un bain de soleil près de la piscine d’eau de mer.









 

17 novembre 2014

Cape Town 9: Les dents de la mer


Ce n’est donc pas une blague ! Moi qui A-D-O-R-E me baigner dans l’océan et que des températures polaires n’arrêteraient pas, je n’ai pas mis un seul pied dans l’eau à Cape Town pour cause de requins. On rigole, on rigole mais quand on voit des panneaux de signalisation et des drapeaux à requins partout ainsi que des piscines naturelles en bord de mer pour éviter les baignades aléatoires au large on y repense à deux fois et finalement on reste sur le sable. Mon admiration pour les surfeurs de cette côte sauvage est totale !
 
 

Ci-dessous donc quelques cliches de la station balnéaire de Kalk Kay ou un dispositif d’alerte aux requins est en place et qui précisait pour la journée ou nous y étions que « les conditions de visibilité étaient faibles » -autant vous dire que je n’aurais même pas rejoins les loutres dans le port-  et en fin de billet la magnifique plage de Hout Bay ou je scrutais obstinément l’écume des vagues pendant que les enfants jouaient avec le ressac.