11 janvier 2015

Quand on sera grand, on sera Charlie


   
Le jour d’après, le lundi qui suit le dimanche 11 janvier 2015, on a le cœur encore accroché aux images, écrits et sons qui nous sont parvenus du tsunami républicain dans les rues de France. Merci aux Andrésiens pour leurs messages des derniers jours et pour m’avoir virtuellement enmenée dans Paris marcher à leur cote.  

N'en déplaise au chanteur Renaud « Être né sous l'signe de l'hexagone, c’est  peut-être, c'qu'on fait de mieux en c'moment ».


7 janvier 2015

Nazali Charlie



Y a des jours, des matins, on aimerait juste être avec les enfants, les copains, les gens qu'on connait pas mais qu'on remercie intérieurement d'être là, dans la rue, sur les places, au coude à coude, au milieu de la foule, debout, un, une parmi mille, uniques et interchangeables à la fois pour dire non, pour continuer à rire -parce qu'ils nous ont fait tant rire- pour se sentir vivants, résolus, fraternels, intelligents, unis, et malgré tout, plein d’espoirs.

De Kinshasa, "nazali Charlie".

30 décembre 2014

Black Mamba



                      Le mamba noir qui se ballade dans les jardins de l'ambassade britannique
 
« Le mamba noir est un serpent africain de la famille des cobras. Il est très répandu. Sa morsure était appelée « baiser de la mort » car son venin était mortel presque systématiquement, avant le développement d'antidotes. Il en inocule entre 100 et 120 mg alors que 10 mg suffisent à venir à bout d'un être humain (je precise par asphyxie en 2 heures tapantes chez l'adulte) . Mais parmi ces différentes molécules, les mambalgines, qui à l'avenir composeront peut-être des médicaments antidouleur ». © Ted Arensmeier, Wikipédia.

 C’est cet animal qui a été aperçu il y a environ une semaine (cf. photo d’entête de ce billet) dans les jardins de l’ambassade britannique où travaille quotidiennement Renwick et où résident plusieurs personnes dont une famille avec enfants. Les gardes sont sur le pied de guerre mais impossible de le retrouver dans la végétation luxuriante. Petite précision, nous n’avons pas l’antidote à Kinshasa…hum hum on va éviter la zone !
 
de son petit nom dendroaspis polylepis
 
mamba "noir" du fait de la couleur a l'interieur de sa gueule

Les caprices du fleuve

 


En aval de Kinshasa, le fleuve Congo frémit, s’agite et se couvre d’écume. Le courant est puissant surtout maintenant que le fleuve est gorgé des pluies et son niveau au plus haut. A cet endroit, le Congo n’est plus navigable. Le rêve de Stanley de descendre le grand fleuve jusqu’à l’Atlantique s’en est trouvé briser. Les pirogues de pécheurs qui se risquent à naviguer dans cette zone sont aguerries au danger et restent  très près de la rive. Idem pour les nageurs téméraires qui se lancent dans le tourbillon du fleuve et se laissent dériver sur 200 mètres en un clin d'oeil. C’est ce spectacle du fleuve qui se mue et rugit qui attire les clients de Chez Tintin, guinguette rustique idéalement située au pied des rapides.





















Cheers !

 
 
  Un Noël à Kinshasa pour la mapasa familia ça commence par la chorale de l’école d’Aziyadée, la déco du sapin une après-midi d’orage, puis plusieurs soirées à emballer les cadeaux et leur agencement en équilibre sur le bar du salon le 24 avant minuit pour éviter les quatre mains baladeuses des jumeaux, enfin le 25 au matin le réveil émerveillé d’Aziyadée découvrant au pied de son lit sa botte bien garnie et l’excitation des lutins au bruit des papiers cadeaux froisses ; et ça se termine par un déjeuner arrosé avec les copains restés en ville. Cheers !



 



 
 
 
 

23 décembre 2014

Noël esengo !

 
    
Comment fête-t-on Noël au Congo Kinshasa ?

Voilà la petite histoire que j’ai trouvée sur le net (photo comprise)


« …Où est-il passé, notre gentil Père Noël ? Le connaissez-vous ? Personnage d'invention anglo-saxonne au XIXe siècle, on trouve la première mention du « père Noël » en français en 1855. Il est chargé d'apporter des cadeaux.

Il est représenté comme un vieil homme pourvu d'une longue barbe blanche et d'une houppelande rouge. Cette image est accompagnée de tout un folklore : traîneau volant tiré par des rennes, lettre de demande de cadeaux à son intention, son sac rempli de jouets, etc. Celui-là, c'est le Père Noël des Blancs. Revenons à notre Père Noël local.

On se souvient qu'à un passé très récent, Père Noël agissait. Les enfants des enseignants et des fonctionnaires croquaient, eux aussi, un os le jour de fête. A cette époque-là, les enfants mangeaient à leur faim et ne se lavaient pas les mains. Non pas qu'ils adoraient la saleté. Loin s'en faut. C'était pour faire renifler aux voisins l'arôme du repas consommé tout à l'heure. Montrer aux amis que Maman est la meilleure cuisinière du monde. Dans un jeu de devinettes, on s'amusait bien : « sentez mes mains et devinez ce que nous avons mangé ». C'était un plaisir pour un enfant lorsque son voisin devinait qu'ils ont mangé de la viande chez eux.

Mais aujourd'hui les églises de réveil aidant, tout se passe « dans la méditation ». Même les enfants ont appris très tôt à observer l'état de jeûne. Ils ont même appris à ne pas être exigeants et à répondre à la place des parents: « papa n'a pas été payé ». Qui livre à ces adultes en miniature les secrets des adultes ? Pas besoin que quelqu'un le leur disent. Ils savent lire entre les lignes, chacun avec sa paire d'yeux, les signes du temps. Que voulez-vous. Autre temps, autres moeurs !

 Allez-y les enfants. Noël, c'est votre fête. Même si Père Noël vous prive de ses cadeaux, Jésus-Christ est votre préféré. Préparez-lui recettes, chants, jouets, décorations, crèche, sapin surtout, ouvrez-lui votre petit coeur très innocent. Qu'il y entre et y demeure. Pour toujours. Joyeux Noël ! »
 

Par Rich Ngapi, Le Potentiel